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Fondées à l'initiative de la compositrice Elisabeth Angot et de la sociologue Célia Poulet, Les Rencontres Musicales et Scientifiques ont pour ambition de nouer un lien entre les scientifiques, les artistes et le public, à travers une alliance de concerts et de tables-rondes dans un cadre permettant un échange entre les artistes et les chercheurs, autant qu’avec un public intéressé mais pas nécessairement expert.


Le point de départ de cette initiative repose sur le désir de proposer un pendant à la spécialisation qui touche tous les pans de la vie sociale : spécialisation disciplinaire de la recherche, du métier de compositeur, des interprètes en fonction du répertoire classique ou contemporain, et enfin des publics ont, au fil du temps, abouti à la parcellisation du lien substantiel qu'entretiennent l'art et les savoirs entre eux, et avec l'espace public.

L'incarnation la plus éloquente de cette atomisation est sans doute d'ordre spatial : aux universités les colloques, et aux salles spécialisées (ou tout au moins aux programmes spécialisés) les concerts de musique contemporaine. Les publics mélomanes amateurs de musique classique ne se tournent que rarement vers la musique contemporaine, qui est pourtant le répertoire en train de se construire.

Les Rencontres Musicales et Scientifiques sont bâties sur la conviction que l'art et les savoirs remplissent un rôle fondamental et anthropologique au sein de la société et sont, de ce fait, destinées à la fois à un public professionnel, étudiant, amateur ou simplement curieux, et réalisent leur ambition à travers plusieurs dimensions :


  • En promouvant la pluridisciplinarité des métiers entre les compositeurs, les chercheurs et les interprètes au sein de tables-rondes thématiques ;
  • En diffusant les savoirs via ces tables-rondes gratuites, au sein de lieux publics ;
  • En soutenant la création contemporaine par des commandes à des compositeurs ;
  • En proposant des programmes mixtes afin de retisser le lien entre le répertoire et la création contemporaine ;
  • En permettant à de jeunes artistes d'être programmés au côté de artistes confirmés ;
  • En proposant des concerts à des tarifs abordables et adaptés (étudiants, chômeurs etc.) ;
  • En permettant les échanges continus entre les intervenants et le public grâce à un cadre chaleureux et à échelle humaine ;

Et, en parallèle du festival :


  • En développant des actions éducatives : interventions en milieu scolaire et en conservatoires ;
  • En organisant une série de concerts laissant carte blanche à de jeunes musiciens au Vaisseau Vert, un restaurant chaleureux et intimiste au cœur de Paris.


Pascal Terrien

Directeur adjoint de SFERE-Provence (FED 4238) Aix-Marseille Université

Professeur titulaire de la chaire de sciences de l’éducation au CNSM de Paris